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RASED... Paroles... Paroles...

mercredi 5 mars 2014.
 

RASED...

PAROLES… PAROLES…

Le Ministre n'annonce toujours pas le rétablissement des 5 000 postes RASED supprimés sous Luc Chatel.

S'il s'engage pour redéfinir les métiers et en particulier ceux des enseignant-es du RASED,  les choses n’avancent pas sur le terrain. Pas ou peu de départs en formation, pas d'annonces claires dans les départements de re-créations de postes.

Les fiches métiers nous font craindre à terme, une sorte d’éclatement des RASED avec les maîtres E dans les écoles et les psychologues et les rééducateurs autour de l’IEN, affairés à l’entreprise de pilotage de la circonscription.

Le risque est grand que les personnels rattachés au pôle ressource de circonscription ne soient plus que des pompiers destinés en quasi permanence à aller éteindre des incendies dans telle ou telle école de la circonscription.

Le risque est grand que les maîtres G, tout à leur tâche de référents pour les enseignants non spécialisés, n’interviennent plus directement auprès des enfants ni des familles. Nous voyons mal, en particulier, comment, dans les conditions de la réorganisation du métier que le Ministre annonce, ils pourraient continuer leur travail de prévention fort utile aux enfants, à l’école maternelle.

La réorganisation ne se fera  pas à partir des besoins des enfants, ce qui impliquerait de créer massivement des postes, mais dans celui d’une administration regroupée et du pilotage.

Est-ce que le pilotage ne serait pas plus efficace si les besoins d’aide spécialisée pour les enfants et les familles, au plus près, dans les écoles, étaient satisfaits ?

La Cgt Éduc’action est intéressée par l'idée de cartographie des besoins et réfléchit à en construire une, non à partir de l’Administration, souvent freinée par des contraintes budgétaires, mais à partir des écoles et surtout, des élèves.

Le fait de diluer l’aide spécialisée au milieu d’autres dispositifs d’aide ne nous rassure pas non plus.

Au final, l’impression reste vivace d’une tentative d’étirer, comme dans le lit de Procuste, les personnels existants car ils ne sont pas assez nombreux ou de les orienter vers d’autres tâches pour mieux cacher l’absence de restitution des postes.

Cela peut se traduire par un abandon au moins partiel du rôle actuel des personnels du RASED, et spécialement des rééducateurs, ce qui ne peut qu’être préjudiciable aux enfants.

Jean GRIMAL

Yvon GUESNIER