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Droit de grève : Sarkozy revient à la charge.

samedi 17 mai 2008.
 

Communiqué de presse de la FERC CGT

Dès sa campagne électorale Nicolas Sarkozy faisait de cette question la pierre angulaire de ses visions libérables en matière de démocratie sociale reprenant l’antienne développée depuis 10 ans qui veut que la défense des services publics et la liberté de travailler passent par la mise en place d’un service minimum dans les transports publics, l’éducation nationale, l’énergie…

Après s’être attaqué au droit de grève dans les transports publics - texte d’ailleurs censuré par le Conseil d’Etat quant à l’obligation de se déclarer gréviste 48 heures à l’avance - N.Sarkozy, face aux fortes mobilisations des personnels enseignants opposés à sa politique éducative, répond par la remise en cause du droit de grève sous l’argument spécieux de
garantir la continuité du service public.

Rappelons que la position du ministre de l’éducation nationale n’a cessé de varier sur ce sujet. Ainsi, en contradiction avec ce qu’avait affirmé N. Sarkozy à B. Thibaut le 14 mai 2007, X. Darcos affirmait le 29 du même mois qu’il n’en ferait pas un objet de fixation au principe que « ce n’était pas un problème qui existait vraiment dans l’éducation nationale ».

Pourtant, le 11 juin N. Sarkozy, devant l’ensemble des organisations syndicales de l’Education Nationale, revenait sur le « service minimum »… ce qui a abouti à la création d’un service minimum d’accueil en temps de grève. (X. Darcos, discours du 11 décembre 2007).

Derrière ces projets, c’est bien l’ensemble des moyens d’expressions collectives des salariés qui est visé afin de permettre au gouvernement de remettre en cause les garanties collectives et empêcher les salariés de se défendre et de revendiquer des conquêtes sociales.

La Ferc-Cgt, au même titre que sa Confédération, considère que plusieurs facteurs sont de nature à faire baisser la conflictualité et limiter la gène aux usagers en cas de grève :

La Ferc-Cgt appelle l’ensemble des salariés de ses secteurs à répondre massivement à l’appel à la grève du jeudi 22 mai pour les retraites, les salaires et l’emploi, à être nombreux dans les manifestations organisées ce jour là. Cela sera une première réponse à la provocation du chef de l’Etat.

Montreuil, le 16 mai 2008