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Carte scolaire 2020 Déclaration préalable CTSD du 9 avril

jeudi 9 avril 2020.
 

Déclaration préalable. CTSD du 9 avril 2020

La CGT Educ’Action remercie les services de la DSDEN pour le travail effectué dans un contexte difficile de crise sanitaire.
Fin mars, le ministre de l’Éducation nationale indique qu’il n’y aura pas de fermetures de classe dans le premier degré, sans accord des municipalités dans les communes de moins de 5000 habitant•es et que l’équilibre ouvertures-fermetures serait « finement analysé » en milieu urbain. Pour la CGT Educ’Action, une analyse plus fine, aussi, de la structure des villes de moins de 5000 habitant•es dans notre département devrait être faite. Tant il est évident qu’entre des communes de l’arrière-pays et d’autres du littoral incluses dans cette catégorie, les différences sont criantes.
Les annonces ministérielles se traduisent par une dotation nationale supplémentaire de 1248 postes qui s’ajoutent aux 440 postes initialement prévus. La CGT Éduc’action pense, d’une part, que cette décision politique confirme que gouvernement et ministère n’avaient pas pris conscience de l’ampleur des besoins et s’inquiète, d’autre part, qu’à court terme la priorité nationale donnée à la ruralité ne se fasse au détriment des zones urbaines, principalement celles en éducation prioritaire. Le ministre Blanquer acte sans attendre et sans concertation, les propositions issues du rapport Mathiot-Azéma qui visent à exploser le cadre actuel de l’éducation prioritaire et à introduire la notion de ruralité comme une nouvelle priorité. La CGT Éduc’action estime qu’il s’agit d’un coup de force dans une période sanitaire très difficile, mais également dans une période politique particulière où le renouvellement des municipalités n’a pu se faire correctement. La période de confinement génère une explosion des inégalités sociales et territoriales, comme le rappellent le décrochage de la pseudo-continuité pédagogique et la fracture numérique vécus par une partie des élèves issu•es des classes populaires.
La dotation départementale de 38 postes, abondée de 16, va permettre à certaines zones de respirer, mais elle reste insuffisante pour couvrir tous les besoins ou répondre aux priorités annoncées, comme la limitation à 24 élèves en GS par exemple. Plusieurs propositions de l’administration nous interpellent fortement : suppression des dix postes de PDMQDC, créations de 8,5 postes de CPC, création d’0,5 poste USEP, regroupement d’écoles.
Nous sommes également très inquiets quant au devenir des RASED (eux-aussi principalement en zones urbaines) et demandons des postes qui répondront à de nombreuses situations post-confinement.
Enfin, il y a urgence à ce que des postes supplémentaires enseignants et surtout non enseignants (administratifs, AESH, infirmiers…) soient ouverts dès la rentrée 2020. C’est avant tout de moyens humains dont a besoin l’Éducation nationale.