Bookmark and Share
<:site de l'Ursden CGT NICE:>

Ecoles de Nice : la surenchère sécuritaire

mardi 17 avril 2018.
 
Ecoles de Nice : la surenchère sécuritaire
Qui ne se souvient pas de la volonté affichée par M. Estrosi en 2017 de demander une dérogation à l’Etat pour faire entrer un policier armé dans chaque école ?

"La Constitution nous autorise à mettre un policier armé dans chaque école, disposant d'un bureau et pouvant surveiller ainsi les entrées, les sorties, faire émarger des listes et effectuer une surveillance des mouvements qui pourraient paraître suspects là où nous savons que les écoles sont une cible majeure de Daech", déclarait ainsiM. Estrosi, qui n’était alors plus maire de Nice… mais premier adjoint à la sécurité. Et d’ajouter à l’époque l’embauche imminente d’une centaine de policiers municipaux supplémentaires !Des mesures de sécurité avaient déjà été mises en œuvre dans les écoles de Nice : panneaux métalliques autour des écoles, bouton d'alarme, nouvelles caméras, contrôle très strict des entrées interdisant de fait la présence des parents dans les écoles, vigiles devant les écoles…
Cette nouvelle étape de la surenchère sécuritaire niçoise n’ayant finalement jamais vu le jour, les vigiles ont été remplacés début 2018 par des policiers effectuant des rondes.
 
On nous annonce à présent l’expérimentation d’un policier en tenue, mais sans arme, dans trois écoles niçoises, en vue d’une généralisation à d’autres écoles de Nice à la rentrée prochaine. Cela va de paire avec la mise en place progressive de nouveaux badges d’accès avec photo intégrée, confiés à un nombre de personnes très restreint, tout comme la pose dans certaines écoles déjà pourvues de grilles de pare-vue. Big Brother is watching you !!!
 
Aux dires de M. Blanquer, « Le policier non armé à l’intérieur de l’école est quelqu’un qui va vivre au quotidien avec les enfants et va en fait s’intégrer dans leur vie ».

Ce qui ressort d’une réunion entre des directeurs d’école de Nice, des policiers et le responsable sécurité est que les missions de ce ou ces policières restent floues: présents de 7h à 18h avec une pause méridienne, ils ne pourraient pas intervenir à l'extérieur de l'école, ils interviendraient sur ce qui est PPMS, sécurité routière...

Ils auraient à terme un local où ils pourraient visionner l'ensemble des caméras balayant les alentours du groupe scolaire.
Si l'expérimentation est "concluante", il y aurait 71 groupes scolaires définis.
 
La CGT Educ’Actionréaffirme son opposition quant à ces dérives inquiétantes, l’école d’aujourd’hui ne devant en aucun cas être assimilée dans l’esprit des élèves, dès leur plus jeune âge, aux forces de police.