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FÉMINISATION : À QUELLE SAINTE SE VOUER ?

samedi 16 décembre 2017.
 

FÉMINISATION :

À QUELLE SAINTE SE VOUER ?

Depuis 2015, le haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes préconise dans son guide en dix points, l'usage d'une communication « sans stéréotypes de sexe ».

Ainsi, le troisième point propose d'« user du féminin et du masculin dans les messages adressés à tous et toutes ».

Pour cela, l'utilisation de l'écriture inclusive peut être un moyen d'y parvenir.

Or, Jean-Michel Blanquer, notre ministre, se considérant comme féministe, se positionne clairement contre. En octobre dernier sur BFM, il déclare que l'écriture inclusive dans les manuels scolaires serait « une façon d’abimer notre langue », un combat qu'il n'estime pas juste.

En disant cela, il se fait le porte-parole de tou·tes les opposant·es qui jugent que :

·         féminiser c'est encombrer

·         féminiser c'est rendre le texte moins beau

·         féminiser c'est une question accessoire

·         féminiser c'est gêner la compréhension

·         féminiser c'est rendre le texte grammaticalement faux...

Si, en apparence, ces arguments semblent être de bon sens, ils ne sont que ceux d'une vision patriarcale de notre société, que « le sexe le plus noble » impose depuis le XVIIe siècle. Ainsi, la règle grammaticale du masculin l'emportant sur le féminin, édictée à cette époque est aujourd'hui une « norme » de société.

Aussi, se positionner pour l'écriture inclusive (quels que soient les choix pour le faire), est loin d'être un combat injuste 

c'est favoriser l'égalité femmes-hommes

§c'est rendre chacun-e visible

c'est susciter le questionnement sur le prestige supposé de certains métiers (institutrice.teur, maire // madame le maire// madame la maire //mairesse, le/la médecin...)

c'est enrichir notre vocabulaire de mots pourtant si jolis comme poétesse, maïeuticienne, pompière, écrivaine...

c'est une façon comme une autre d'étudier la grammaire !

Pour la CGT Éduc'action, une chose est sûre, l'écriture inclusive participe à la lutte de toutes et tous [tou·tes, tou-te-s, tous/tes, tous/toutes, toutes/tous] pour l'égalité des droits !

Malika GAUDEL & Chrystel LEVARDON