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Main mise du gouvernement sur la loi de financement de la Sécurité sociale

dimanche 10 décembre 2006.
 

Main mise du gouvernement sur la loi de financement de la Sécurité sociale

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale a été majoritairement rejeté par les partenaires sociaux lors de sa présentation dans les caisses nationales de Sécurité sociale.
Il a été modifié de manière importante, par voie d’amendements lors du débat parlementaire, sans jamais intégrer les remarques formulées par les différentes caisses de Sécurité sociale.
La loi vient d’être votée avec un nombre record d’amendements, dont la plupart ont été déposés par le gouvernement lui-même. Or, les conseils de la Sécurité sociale, n’ont été, à aucun moment, consultés sur leur incidence.
Alors que le Président de la République invoque un nécessaire dialogue social, cette pratique contribue à le dévaloriser.
A quelques mois d’échéances politiques majeures, un certain nombre d’amendements adoptés semblent répondre à la pression de lobbies patronaux, industriels ou médicaux.
Cela est d’autant plus inacceptable que ce sont toujours les assurés sociaux que l’on ponctionne constamment.
Pourtant de nombreux besoins restent non satisfaits dans les domaines de la santé, de la famille, de la dépendance ou de la retraite.
Il est de plus en plus fréquent que des personnes renoncent aux soins, ou sacrifient d’autres postes de dépenses pour se soigner.
Les premières victimes de ces sacrifices sont les jeunes, les personnes âgées, celles qui sont en situation de précarité ou d’exclusion.
Dans ces conditions, les principes de solidarité nationale et de justice sociale auraient dû inspirer la loi de financement de la Sécurité sociale.
Ce n’est pas le cas ! Cette loi s’inscrit pleinement dans la continuité des réformes de l’Assurance maladie et des retraites.
Il y a urgence à remettre de la démocratie sociale au cœur des décisions concernant la protection sociale.
Le retour au principe d’élection des représentants des assurés sociaux dans les caisses, en redonnant la parole à ceux qui financent la Sécurité sociale pour leur travail, y contribuerait fortement.