Bookmark and Share
<:site de l'Ursden CGT NICE:>

AMIANTE AUX HLM PASTEUR

mardi 21 novembre 2006.
 

La CGT dépose plainte pour "mise en danger d’autrui"

Communiqué commun de la CGT et de SOS Amiante 06

Les travaux de désamiantage (sic) des gravats des HLM Pasteur ont débuté il y a près d’un mois.

En réalité tout observateur honnête constatera qu’il ne s’agit pas d’un chantier de désamiantage, mais d’un simple chantier de démolition avec un arrosage du niveau de celui qui devrait exister sur tout chantier de démolition et sur lequel certains ouvriers (pas tous) sont pourvus de masques respiratoires. En effet, il n’y a pas de confinement du chantier, pas de dépression d’au moins 10 pascals, pas de centrale de purification, mais juste un sas de décontamination avec douche qui ne sert à rien puisqu’il fait passer d’une zone polluée (non confinée) à la même zone polluée.

L’Union Départementale CGT, l’Union Locale CGT, la CGT Construction, et SOS Amiante 06 vous convient à une conférence de presse sur les lieux du chantier, ce lundi 20 novembre 2006 à 10 heures.

Elles vous informeront sur la plainte avec constitution de partie civile pour « mise en danger d’autrui » qu’elles ont déposée entre les mains du doyen des juges d’instruction.

Elles engageront le dialogue avec les salariés qui travaillent sur ce chantier, en particulier avec ceux de TIPS TI qui eux, ont une compétence « amiante » (à la différence de STPR).

Les salariés, en l’occurrence les employés et les cadres ont été stupéfaits d’apprendre par le biais de SOS Amiante 06, qu’il y avait sur ce chantier d’autres matériaux amiantés que les colles des carrelages (et éventuellement quelques bouts de tubes en fibro-ciment). On ne leur a absolument pas parlé des ragréages amiantés, des 1500 mètres de conduits en fibro-ciment, ainsi que d’autres matériaux.

Ils n’ont jamais vu les rapports d’inspection. Ils ne se basent que sur les déclarations de l’OPAM et de la STPR. Ceux-ci leur ont dit que les modes opératoires ont été validés par un expert parisien, auquel ils n’ont jamais pu parler. Selon les déclarations du Maire de Nice, un collège d’experts devait délivrer ses préconisations dans un rapport avant la fin juin.

Ce collège d’experts qui désormais se réduit à un expert qualifié dont on ignore toujours la compétence, n’a toujours pas produit de rapport écrit. En tout cas, ni l’inspection du travail, ni aucun organisme de contrôle n’en dispose.

Les organisations essaieront également d’engager le dialogue avec les différents salariés, habitants le quartier qui ont travaillé sur ce chantier avant la démolition. Ainsi, elles les informeront des dangers auxquels ils ont été confrontés.

Ensuite, elles examineront la possibilité d’engager une action aux Prud’hommes pour obtenir réparation du fait qu’ils n’aient pas pu travailler après la démolition comme cela leur avait été promis.

Comme les syndicats assurent aussi la défense des intérêts de leurs mandants, aussi bien dans le travail que dans tous les domaines de la vie courante, elles informeront la population du quartier des dangers encourus quant à ce problème. Elles les inciteront à se défendre en ce qui concerne leurs Droits et leur santé.

POUR TOUT SAVOIR SUR CE DOSSIER, CONSULTEZ LE SITE DE SALADE-NIOICSE : http://www.salade-nicoise.net