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RETRAITES : PAYER PLUS, PLUS LONGTEMPS, POUR MOINS DE DROITS, IL N’EN EST PAS QUESTION !

jeudi 10 juin 2010.
 

Selon des « sources gouvernementales » (dixit l’AFPT), la décision d’augmenter les cotisations retraites des
fonctionnaires serait d’ores et déjà prise.

Sous couvert d’équité avec les salariés du privé, cette hausse pourrait être d’environ 3 points et passer de 7.85%
du traitement brut à 10.55%.

En passant, précisons qu’on compare des choses incomparables. Un fonctionnaire ne cotise que sur un seul
régime de base, alors que son collègue du privé cotise sur un régime de base (6.75%) et des régimes
complémentaires obligatoires (ARRCO et AGIRC). Et que le fonctionnaire ne cotise pas sur son régime
indemnitaire (et ne perçoit donc rien dessus) contrairement à son collègue du privé.

Surtout, il faut cesser les divisions artificielles entre les salariés du privé et du public.

Si cette mesure était officialisée, elle confirmerait que le pouvoir entretient bien une parodie de négociations,
puisque des paramètres essentiels de la réforme seraient arrêtés.

Pour la CGT, elle est totalement inacceptable !

Non, que toute évolution de taux de cotisation salariale soit inenvisageable par principe. Mais, parce que
aujourd’hui, les exigences en matière de droits à retraite, de solidarité et d’équité, de financement sont
évidemment et radicalement ailleurs.

Alors que l’urgence est d’améliorer les droits des actifs et les pensions des retraités, le gouvernement n’envisage
que de nouvelles et graves régressions. Il ne prévoit que le nivellement par le bas.

Et en matière de financement, la ligne jaune est franchie !

Les fonctionnaires ont vu leur pouvoir d’achat reculer fortement depuis des années. Il ne faut pas être grand clerc
pour comprendre que Eric WOERTH souhaite encore faire pire en la matière pour les 3 années à venir.

Il faudrait encore accepter que les traitements nets soient amputés de 3% supplémentaires.

Ce n’est pas négociable.

Ce qu’il faut faire, c’est augmenter, tout de suite et de manière massive, les salaires des agents de la Fonction
Publique. 5% d’augmentation, c’est environ 1.2 milliards en plus pour la protection sociale. C’est davantage de
croissance pérenne.

D’ailleurs, il est quand même révélateur de constater que quand la CGT revendique des recettes
supplémentaires assises sur une plus grande contribution des profits des entreprises, des dividendes vertigineux
versés aux actionnaires, des très hauts revenus qui enflent de manière hallucinante, c’est impossible au nom
d’un supposé taux rédhibitoire des prélèvements obligatoires.
Mais si les prélèvements obligatoires augmentent de manière significative en « surtaxant » des revenus qui, en
moyenne, n’atteignent pas 2000 euros mensuels, il n’y a aucun problème.

Ça, c’est de la justice et de la solidarité !

Pour une retraite à 60 ans, à taux plein, pour une meilleure prise ne compte de la pénibilité, pour
une retraite minimale égale au SMIC, pour des augmentations de salaires…..

PLUS QUE JAMAIS, L’HEURE EST A UNE MOBILISATION MASSIVE LE 24 JUIN

Téléchargez et diffusez le communiqué de la CGT Fonction Publique