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Voie technologique : encore une réforme qui va à l’encontre des personnels et de la réussite des élèves.

mercredi 7 avril 2010.
 

Communiqué de l’intersyndicale SNES-FSU, SNEP-FSU,SNUEP-FSU, CGT
Educ’Action, SUD Education, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN et SNFOLC

Le 1er avril 2010

Voie technologique : encore une réforme qui va à l’encontre des personnels et de la réussite des élèves.

Après la réforme de la voie professionnelle, celle de la seconde générale et
technologique et celle de la voie générale, le ministre de l’Education Nationale
propose aujourd’hui au Conseil Supérieur de l’Education une réforme des séries
technologiques industrielles, de laboratoires et d’arts appliqués.

Elle est sous-tendue par les mêmes principes :
- diminution des horaires disciplinaires (essentiellement dans les disciplines
technologiques),
- imposition d’un tronc commun pour les disciplines générales,
- mise à disposition des établissements d’un volant d’heures globalisées pour
les travaux pratiques, travaux dirigés et travail en groupes restreints et
choix de leur répartition par les conseils pédagogiques,
- introduction de 2 heures d’accompagnement personnalisé,
- réduction du taux d’encadrement.

Tout en affichant une rénovation de la voie technologique, le projet, en fait,
organise l’effacement de sa spécificité et va forcer nombre d’enseignants à
envisager des reconversions.

Pourtant, les jeunes qui suivent ces formations sont attachés aux pédagogies qui y
sont développées et les enseignants se sont prononcés pour le maintien et le
développement de ces séries.

Après le vote négatif du Comité Interprofessionnel Consultatif, le ministre doit
renoncer à ce projet de réforme et ouvrir la discussion sur de nouvelles bases
intégrant plus de démarches technologiques, plus de travail en groupes à effectifs
réduits en ateliers et laboratoires.

Les organisations SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CGT-Educ’Action, SUD, SNALC,
SNCL et SN-FOLC n’acceptent pas ces choix ministériels, inscrits dans la recherche
de suppressions de postes et de réduction de l’emploi public. Elles dénoncent
l’atteinte portée à l’offre de formation et la dégradation des conditions d’exercice
des personnels.

Elles appellent les personnels à poursuivre et amplifier la mobilisation dans les
établissements contre ce nouveau projet et contre les réformes de la voie générale
et professionnelle, de l’autonomie des établissements et contre les conditions
d’accueil des stagiaires lauréats des concours de recrutement.